En bandoulière

 

Les haïkus sont des petits poèmes japonais écrits en trois vers, par des moines zen, à partir du XVIII e siècle. Les plus célèbres de ces moines poètes, sont peut-être Ryokan, Basho et Buson. Je les ai découvert quand j’avais une vingtaine d’année, en même temps que la photographie. 

 

Le haïku est comme une image prise sur le vif, un regard poétique et calme porté sur le quotidien et l'anodin. Il évoque l'éphémère, l’ambiance d’un lieu, une rencontre, une averse au printemps, un certain silence. C’est comme une fenêtre ouverte sur un jardin, ou sur un paysage. Chacun peu le contempler et profiter du moment . Pas de leçons, ni de pages a remplir, « c’est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment ». La photographie peut se rapprocher du haïku. C’est en tout cas une idée que j’aime porter en bandoulière.